Le 24/01/2020 à 20:30- Mende

Selve nous invite en Amazonie guyanaise, en mêlant arts vivants et visuels, danse, cirque, musique et – faisant toute l’originalité des créations du GdRA – l’anthropologie.

Le GdRA fait un portrait de Sylvana Alimina Opoya, « amérindienne » Wayana d’Amazonie. Elle se déploie sur scène en phonographie dans sa langue, avec ses mots, vidéographies, photographies, dessins : femme, forêt, itu jekët, « forêt dense ». Elle se dissémine en tout, jusque dans le corps des interprètes qui la traduisent et la racontent. Eux aussi sont en elle, dans la Sylvana Selve qui peuple et sature peu à peu l’espace, dans son récit qu’ils font et qui agit comme la matrice nourricière d’une « forêt personne ». Se forge alors un point de vue métis, teinté de vie, de pourriture et de germination, de mort et de création.
Depuis Taluwen en Guyane, où sévissent les épidémies de suicide chez les « amérindiens », l’empoisonnement par l’orpaillage, les ravages dus à l’exploitation massive des ressources de la nature et le prosélytisme des évangélistes, Sylvana parle par l’entremise de Selve. Elle provoque par ses fabulations un écho vers le monde et nos quartiers : comment participons-nous à nos territoires ? Comment être femme ? Quel est le devenir autochtone de chacun ? Comment devenir Wayana ?
Au fil de portraits glanés dans le monde, ce sont quelques histoires contemporaines de la lutte nommée « la Guerre des Natures » (L’Anthropocène) débutée il y a cinq siècles, qui sont racontées et mises en scène. Après Lenga premier volet de la série, accueilli en 2018 à Mende, le deuxième volet Selve est un portrait de Sylvana Opoya, « amérindienne » de Guyane Amazonienne.

Spectacle co-accueilli avec la Ville de Mende