Le 19/04/2019 à 20:30- Chanac

LA DAME BLANCHE /CUBA
Un personnage musical riche et surprenant, avec des prestations scéniques endiablées.  Jeune artiste, fille de Jesus «Aguaje» Ramos, directeur artistique de l’Orquesta Buena Vista Social Club, Yaite Ramos fait briller son étincelant timbre de voix sur les rythmes qui dynamitent l’Amérique latine d’aujourd’hui, allant du hip-hop à la nueva cumbia en passant par le reggae et le dancehall. Cette Dame Blanche cubaine, repérée au choeur et à la flûte traversière aux côtés de Sergent Garcia et El Hijo de la Cumbia, irradie les musiques urbaines de son flow inflammable et d’un groove aux effluves afro-cubains. Dans de nombreuses cultures, on connaît cette histoire de dame blanche mystérieuse qui hante les rues… La chanteuse fait ici un clin d’oeil à ses ancêtres, mais aussi à sa religion, la santeria. C’est la religion afro-cubaine, dans laquelle on allume un cigare à chaque cérémonie, comme l’artiste en rentrant sur scène.

https://ladameblancheweb.wordpress.com/

DJ SKYWALKER / PALESTINE
La toute première DJ palestinienne, Sama Abdulhadi. C’est à l’ombre du mur de séparation à Ramallah qu’elle a fait ses armes. « Il y a dix ans, la techno n’existait pas encore en Palestine », se souvient Sama. On la surnomme Skywalker, une contraction de son prénom, « ciel » en arabe, et de Johnnie Walker, pour son amour du whisky. Rien à voir avec Star Wars. Elle fume, elle boit, elle a joué au football. Sama se fiche des conventions. « Ma grand-mère a été la première à enlever son hijab pour se battre contre l’armée israélienne à Naplouse dans les années 70 », raconte fièrement la Palestinienne. « Mes parents, des musulmans, m’ont toujours encouragée. Les femmes n’ont pas toutes la même chance », reconnaît la DJ de 26 ans. Skywalker s’engage elle aussi dans la cause palestinienne. En 2014, la diplômée en ingénierie du son a composé une chanson, The Beating Wound, à partir des bruits de la guerre à Gaza. « A l’étranger, les gens nous croient tous morts, le conflit est oublié. Je dois porter la voix de mon peuple !» s’exclame Sama, Palestinienne avant d’être femme. Après la Jordanie, le Liban, l’Angleterre, l’Egypte et la France, elle espère se poser quelques mois à Ramallah pour transmettre sa passion aux plus jeunes. Car Skywalker est une pionnière. Mais les rares DJ palestiniennes, comme elle, n’oseraient jamais fanfaronner sur leur succès, encore trop fragile. Son son : une techno percutante, à la fois sèche et musicale.

http://www.samaahadi.com/-skywalker/

Spectacles co-accueillis avec Détours du monde et la commune de Chanac.